Archives de l’auteur : Jacques Vignon

Bonne Vacance

ou bonnes vacances ?

Institut Pleine Présence AOM

II s’agit non pas d’essayer d’aller au-delà de ses projections, mais plutôt de lâcher ce qu’il y a en-deçà.

Expliquons-nous : il ne s’agit pas de vouloir transcender quelque forme d’illusion en utilisant quelque méthode, je ne sais, pour aller au-delà. Il s’agit, avec l’en-deçà, c’est-à dire l’ici — il y a ici et là — Ici un observateur sujet et là des objets observés, il y a ici un esprit, moi, il y a là des objets ou en quelque sorte des projections, et il ne s’agit pas que le « moi-je » aille au-delà des projections, mais il s’agit que cet ici que je suis se détende, se lâche, se relâche, soit en relâche ou en vacance.

Cette vacance a une qualité de « wait and see», une qualité de vide. La vacance. Dans le mot «vacance » il y a l’idée de quelque chose qui est vacant. Un poste vacant, c’est un poste vide.

Eh bien, nous laissons le poste de l’observateur avec cette qualité de vacance, vacant. Et ce relâchement de l’observateur, de nous-mêmes, ce lâcher prise est précisément ce qui va permettre le dépassement de nos projections. La solidité de l’ici est proportionnelle à la solidité du là.

La solidité de l’observateur est proportionnelle à la solidité de l’observé.

La solidité de l’en-deçà, ici, est proportionnelle à celle de l’au-delà, là-bas.

Le soutra du coeur- Denys Rinpoché

(Jethro Buck)

ça respire

dans l’ouverture lucide

Ça respire sans qu’il y ait besoin de commander.

C’est lucide sans qu’il y ait besoin de produire la lucidité.

C’est ouvert sans qu’il y ait besoin de produire l’ouverture.

La pratique de la méditation va dans le sens de l’expérience d’un état fondamental qui est naturel, qui n’a pas besoin d’être produit.

Comprendre dans l’expérience – Denys Rinpoché

Henri Gougaud

Speo5ti,11s60:975a a · Nous ne nous entendons plus. Imaginez qu’un ange, qu’un Esprit d’arbre ou de rivière (à supposer, bien sûr, qu’ils existent), veuillent nous dire quelque chose. Comment pourraient-ils y parvenir ? Toutes les lignes de notre entendement sonnent sans cesse « occupé ». Sans cesse nous sommes tirés hors de nous par mille bruits, lumières, images plus ou moins terri-bles dont nous ne pouvons rien faire, sauf de l’euphorie sportive et de l’angoisse de bombardés. Alors, que pèse le conte, dans ce tumulte ? Ce que pèse une pomme face à la famine. Dans le monde, rien. Dans la vie, pour celui qui la mange, elle peut être un miracle, l’aube d’une renaissance.