Méditer en temps de guerre

ne pas perdre la tête

Marc de Smedt

55i3Sap1gto 3m3hsa0o5c37gem9  · Face aux horribles événements actuels et à ce recul, à grande échelle, vers la barbarie la plus primaire, on se sent bien démuni dans notre quête de sagesse et avec nos diverses techniques d’éveil à la conscience : zen, yoga, chi gong, etc… tout cela ne devient-il pas dérisoire ? Et pourtant non, ces démarches qu’elles quelles soient, s’avèrent essentielles pour nous rassembler, nous restructurer, et surtout nous calmer ! Lors de la panique de 39/40, Léon Blum disait : « j’ai vu les esprits se dissoudre… » C’est évidemment cela qu’il faut éviter. Mon maître zen Taïsen Deshimaru, une semaine où des marteaux piqueurs troublaient nos méditations matinales dans le dojo parisien, avait dit avec force : « concentrez-vous, vous devez pouvoir méditer sous les bombes ! » Que ce soient des bombes physiques ou psychiques, nous en sommes là…Plus simplement, pour combattre les idées noires ou grises, dans les moments d’insomnie et dans la journée, une phrase de Thich Nhat Hanh, maître zen vietnamien récemment disparu, nous rappelle que : « si la paix vous quitte, revenez à votre souffle ». Le même dit d’ailleurs qu’il faut tomber amoureux de sa respiration. Et je remarque à chaque fois que ce retour à la respiration consciente, avec de longues respirations poussées en dessous du nombril, dans cette zone appelée Hara au Japon (et dénommée le 3éme cerveau en occident), fonctionne très bien, comme si ce processus prenait le pas sur le tourbillon chaotique des pensées et émotions qui nous habitent. Bien sûr, il faut s’accrocher mais ça marche, sur le moment, et ça change les perspectives mentales. Et donc ça nous fait évoluer, avancer sur le chemin, si précieux, de la vie.

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