Henri Gougaud

Speo5ti,11s60:975a a · Nous ne nous entendons plus. Imaginez qu’un ange, qu’un Esprit d’arbre ou de rivière (à supposer, bien sûr, qu’ils existent), veuillent nous dire quelque chose. Comment pourraient-ils y parvenir ? Toutes les lignes de notre entendement sonnent sans cesse « occupé ». Sans cesse nous sommes tirés hors de nous par mille bruits, lumières, images plus ou moins terri-bles dont nous ne pouvons rien faire, sauf de l’euphorie sportive et de l’angoisse de bombardés. Alors, que pèse le conte, dans ce tumulte ? Ce que pèse une pomme face à la famine. Dans le monde, rien. Dans la vie, pour celui qui la mange, elle peut être un miracle, l’aube d’une renaissance.

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